Grimpe en vallée de la Durance
Grimpe 30 juillet 2009Une fois n’est pas coutume, Margot ne sera pas le sujet de ce post sur le blog aujourd’hui. Laissez moi vous parler de mes 4 jours de grimpe dans le briançonnais. J’ai rejoins Thierry & Laurence qui m’ont fait visiter 3 sites d’escalades à l’ombre pour grimper au frais :
- Premier jour – Montdauphin : Joli site sous le fort Vauban. Le rocher est atypique pour le bourguignon que je suis. On grimpe sur du conglomérat (aussi appelé cargneule). La reprise de l’effort est dure après 2 mois d’inactivité quasi totale : je me suis flingué les bras en moins de 2 !
- Deuxième jour – le rif d’Oriol : Autre type de rocher qui m’a plus convenu : j’ai enchainé 2 voies en 6c+. La forme revient doucement ! Le site est situé dans un mini canyon où coule un petit ruisseau. La veste en laine polaire fut de rigeur !
- Quatrième jour – « rue des Masques » : Drôle de nom pour un site d’escalade… Un rocher du même type que celui de Montdauphin, très exigeant du point de vue technique : si on place mal ses pieds, les bras gonflent très vite ! J’y ai enchainé deux 6b+ à vue, ce qui est raisonnable pour un 4° jour consécutif de grimpe.
Reste le 3ème jour : une grande voie de 200 m. sur la paroi des Lys avec Thierry. 1800 m. au pied, 2000 m. au sommet, descente en rappel obligatoire. Un petit récit précis intéressera les grimpeurs. Pardon aux non initiés qui s’y perdront peut être dans le vocabulaire technique.
Comme toute voie de Montagne qui se respecte, trouver l’accès n’est pas facile : on a « batracé » tels des sangliers dans le bois, pour ensuite s’engager dans un pierrier avant d’arriver au pied de la voie. Nous trouverons le vrai chemin au retour seulement…
Après 2 belles longueurs sur un rocher abrasif de qualité, une traversée herbeuse un peu galère, 2 autres superbes longueurs, une nouvelle traversée herbeuse (le grimpeur doit savoir s’improviser sanglier), et un peu de « renfougne », nous atteignons le sommet de la voie. Après quelques photos il est temps de redescendre. La concentration reste de mise pour installer le rappel. Arrivés au dernier relai, ce qui ne m’était jamais arrivé arriva : la corde reste coincée semble-t-il 10 m au dessus de nous : LA GALERE ! Par chance, le relai est situé dans une voie qui n’a pas l’air trop dure. La corde semble coincée dans un buisson. Je m’encorde alors sur le brin disponible et repars donc pour une nouvelle escalade. Arrivé au buisson, je me rends compte que la corde est encore coincée plus haut à droite, alors que la voie dans laquelle je me suis engagé bifurque à gauche. Il n’y a plus de points pour continuer… LA GROSSE GALERE ! Je monte quand même quelques mètres et aperçoit l’extrémité du brin coincé. Il faudrait s’engager encore 5 bons mètres dans une cheminée pour le retirer. N’écoutant que mon courage, je décide de redescendre… quand soudain, le petit Jésus vient planter un piton dans la cheminée un mètre au dessus de ma tête ! Vestige d’une ascension des années 70/80, un vieux piton bien scellé qui n’avait rien à faire là va me permettre d’aller décoincer mon rappel ! Dieu a donc décidé que je boirai une bonne bière au camping ce soir plutôt que de passer la nuit en paroi !
Bref, un bon coup de stress, mais une belle expérience ! Rappelons nous que nous ne sommes rien comparés à ces immenses parois rocheuses…
J’ai donc passé un super séjour. Encore merci à Thierry & Laurence pour m’avoir guidé dans le Haut Val Durance !
La suite en photos :
30 juillet 2009 à 18:46
Comme quoi, Jéjé! Des coinceurs, ça sert à rien mais faut toujours en avoir sur soi! ;-p
Beau récit! Mais ce ne dit pas ce que Laulau a fait le 3ème???
Réponse: partie chercher des petits tops!!!!!
Dans 8 jours,c’est mon tour!!!Grimpe à Ailefroide,Miamm!
Bizz à tous les 3!!
30 juillet 2009 à 19:36
Alors Jérôme, tu as aimé la région?
Mon papa est né à Ville-vieille…à côté de Chateau-quéras!!!
J’ai passé bcp d’année en vacances là-bas…
Bisous!
Mallory.
31 juillet 2009 à 21:31
Luskywa : J’en avais des coinçeurs, mais si j’avais été obligé de les poser, je sais pas si j’aurais eu le mental. Je pense que je leur aurai préféré le couteau… Notre corde faisait 100 m., le sol était 40 m.
en dessous, c’était jouable.
Mimie : Pour sûr que j’ai aimé la région ! Ca me change d’Ailefroide où je suis allé 4 ans de suite, même si je n’ai pas vraiment eu l’occasion de m’enfoncer dans le Queyras. A refaire !
18 août 2009 à 08:51
Ca fait envie, enfin presque … (pas le rappel coincé)
Et là, la bière tu la savoure 1000fois plus.